Notre corps est un temple sacré.

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« Et le Verbe s’est fait chair et il a demeuré parmi nous » Jn 1, 1.

Frères et sœurs, notre Seigneur a pris chair dans le corps de Marie ! Quel Mystère ! Devant ce mystère de Noël, le premier adorateur, Joseph, en voyant naitre le corps de Jésus, a été rempli du Saint Esprit au point de défendre la virginité de son épouse jusqu’à sa mort. Par ce mystère de l’incarnation, Dieu a déplacé sa gloire du Temple de Jérusalem au corps immaculé de Marie. Avec le sacrifice de Jésus sur la Croix, à la suite de Marie, tous nos corps sont devenus par le baptême le temple de la Gloire, la maison du Dieu trois fois saint sur la terre. Rebâtir le Temple est donc devenu inutile ! Dieu Père, Fils et Saint Esprit habite nos corps si précieux !

« Jésus répondit aux pharisiens : Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai. Les Juifs dirent : Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce temple, et toi, en trois jours tu le relèveras ! Mais il parlait du temple de son corps. C’est pourquoi, lorsqu’il fut ressuscité des morts, ses disciples se souvinrent qu’il avait dit cela, et ils crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite. » Jean 2,19

La colère du Christ nous interpelle sur le caractère sacré du corps, temple de l’Esprit Saint : Dieu chasse avec des fouets tous les violeurs du Temple, donc du corps de l’homme ! L’Esprit Saint dit dans le psaume : « Tu n’as pas voulu de sacrifices ni d’offrandes, mais tu m’as fait un corps » Ce corps qui est offert au Père comme seul sacrifice d’agréable odeur, n’est plus fait dans le Temple mais sur la Croix ! Jésus nous donne un nouveau culte en prophétisant la destruction du Temple. « C’est par cette volonté de Dieu que nous sommes sanctifiés, grâce à l’offrande que Jésus Christ a faite de son corps, une fois pour toutes » Heb 10, 5-10. Plus besoin d’offrandes d’agneaux au Temple, car l’Agneau a livré son Corps sur la Croix pour nous !

Les scandales sexuels, commis par des adultes sur des enfants, la domination violente des hommes sur les femmes, les images pornographiques perverses de ces corps souillés, dominés et dominateurs, écrasés, polluent l’âme de nos adolescents mais aussi des adultes. Ils ont tous un point commun : le sacré dû aux corps est souillé par l’Ennemi. Cette colère de Dieu contre les atteintes du corps s’exprime aussi dans cette parole : « Mais, si quelqu’un scandalisait un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu’on suspendît à son cou une meule de moulin, et qu’on le jetât au fond de la mer » Mt 18. C’est clair !

 En ce Noël 2020, Jésus veut nous faire aimer le Mystère de notre corps et prendre conscience de la gravité des atteintes faites au corps de l’homme, de la femme, de l’enfant et du fœtus : corps dans le corps de la maman ! L’avortement, c’est l’ « abomination de la désolation » du livre de Daniel. Cette colère de Christ devant la souillure du Temple est in fine déclenchée par le manque de respect au Corps dont la parole de Dieu dit : « Ne savez–vous pas que votre corps est le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? » 1Corinthiens 3.16

Le don des corps ne peut se faire que dans le cadre du sacrement de mariage. Et de même dans le mariage, le Seigneur exhorte son peuple : « Que le mariage soit honoré de tous, et le lit conjugal exempt de souillure, car Dieu jugera les impudiques et les adultères. » Heb 13,4. Oui il faut des dizaines d’année avec l’aide du Saint Esprit pour que les hommes apprennent à respecter le corps de la femme. Entre époux, Il y faut beaucoup de prière, de pardon, de confessions, d’eucharisties pour aimer ce Mystère du Corps. Moise le plus grand des prophètes, dit la Bible, a mis 33 ans pour apprendre cette soumission au respect de sa femme Tsiporah (petite oiselle en hébreux). La Bible en a conclu qu’après son mariage, Moise est devenu l’homme le plus humble que la terre ait porté !

« Je vous exhorte donc, frères, par la tendresse de Dieu, à lui présenter votre corps – votre personne tout entière – en sacrifice vivant, saint, capable de plaire à Dieu : c’est là, pour vous, la juste manière de lui rendre un culte ». Rm 12, 1

Le Conseil d’Alleluia-France