Abba, notre Père, que ton nom soit sanctifié !

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Newsletter – Eté 2018

« Voyez quelle manifestation d’amour le Père nous a donnée  pour que nous soyons appelés enfants de Dieu.  Et nous le sommes !  Si le monde ne nous connaît pas, c’est qu’il ne l’a pas connu. Bien-aimés,  dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu » 1 Jean 3,1

Frères et sœur, par le baptême, nous sommes réellement devenus enfants de Dieu, filles et filles du Père éternel ! « Et la preuve que nous sommes des fils, c’est que Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils qui crie : Abba, Père ! » Gal 4, 6.Comment ne pas rendre gloire pour un tel don ? Comment ne pas louer sans cesse ce Père plein de bonté qui « a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique » (Jn 3, 16) pour nous ramener à la maison paternelle ?

L’Evangile de Jean en effet nous rappelle combien toute la bonne nouvelle nous tourne vers le Père ! Jésus est venu parmi nous révéler, dans l’Esprit, l’amour du Père et nous rendre capable de l’accueillir à nouveau. « Qui m’a vu a vu le Père. (…) Je suis dans le Père et que le Père est en moi » dira-t-il en réponse au cri de Philippe : « Seigneur, montre-nous le Père et cela nous suffit !  » Jean 14,8. Saint Paul priera pour que les chrétiens aient en eux cette connaissance du vrai visage de Dieu : « Daigne le Dieu de notre Seigneur Jésus Christ, le Père de la gloire, vous donner un esprit de sagesse et de révélation, qui vous le fasse vraiment connaître ! » Eph 1,17 Car, dira Jésus, « La vie éternelle, c’est de te connaître, toi, le seul vrai Dieu » Jn 17,3

Pourtant aujourd’hui encore le Père n’est pas connu, et son amour n’est pas aimé ! Après tant de siècles d’évangélisation, son visage reste déformé. La crainte, la méfiance, règnent encore trop souvent dans le cœur des hommes en lieu et place de l’abandon confiant et filial. Alors que faire pour que l’Amour du Père soit révélé ? Peut-être se souvenir que par nature l’homme est avant tout un liturge ! Au ciel, nous passeront notre éternité à chanter l’amour trinitaire ! De même, sur terre, la liturgie est la source et le sommet de la vie chrétienne. Le lieu où l’homme peut laisser Dieu s’approcher de lui en vérité et rejoindre tout son être !

Cependant, dans l’Eglise, comme le faisait remarquer le père Pierre-Marie Delfieux « Le Père en tant que tel n’a jamais été fêté à titre particulier (…) Reconnaître cette grande vérité de la paternité divine, n’est-ce pas le rôle premier de la liturgie ? Fêter le Père ne reviendrait pas à fêter un titre abstrait mais la manifestation concrète de son amour pour nous (…). Quelle bonne nouvelle pour une humanité orpheline ! Celle d’un Père Tout Aimant et tout Puissant qui ne demande qu’à chérir, à aider, à guérir, à consoler. Un Père qui nous a crée en sa tendresse, rachetés en sa miséricorde et veut nous combler d’éternels bienfaits en son allégresse » *

Or c’est en France, le 1er juillet 1932 en la fête du Précieux Sang, qu’une religieuse, Mère Eugénia **, reçoit une révélation du Père qui va s’adresser à elle et toucher son cœur en lui rappelant tout son amour  :« Je viens pour me faire connaître tel que JE suis. Pour que la confiance des hommes grandisse en même temps que leur amour pour Moi, leur Père, qui n’ai qu’un seul souci : celui de veiller sur tous les hommes et de les aimer comme des enfants.(…) Oh que mon Amour de Père à été oublié parmi les hommes !  (…) Appelez-Moi du Nom de Père, avec confiance et amour et vous recevrez tout de ce Père, avec Amour et miséricorde ! » Puis le Père transmettra à travers Mère Eugénia une demande au Pape : son désir d’être honoré d’un culte spécial afin que tous ses enfants puissent le connaître et l’aimer: « Qu’un jour ou du moins un dimanche soit consacré à M’honorer, tout particulièrement sous le Nom de Père de l’humanité tout entière (…) Que sans crainte les prêtres aillent partout, parmi toutes les nations porter aux hommes le flambeau de mon Paternel Amour. Alors les âmes seront éclairées (…) Refuserez-vous à votre Père cette grande gloire de le proclamer « Roi » ou du moins de me faire régner pour que tous les hommes puissent Me connaître et M’aimer ? »

Cet été, frères et sœur, redécouvrons l’amour du Père, souvenons-nous avec Thérèse de Lisieux que  » l’unique chemin qui conduit à cette fournaise divine (de l’Amour) c’est l’abandon du petit enfant qui s’endort sans crainte dans les bras de son Père » et prions ensemble avec ferveur chaque jour pour que l’Amour du Père soit connu, aimé, honoré : « Notre Père, qui est aux Cieux, que ton Nom soit Sanctifié ! »

Le conseil d’Alléluia-France