Méditation sur l’Epoux qui vient !

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« Aussi mon peuple va-t-il connaître mon Nom : « ME VOICI »  Is 52, 6

Le Saint Esprit est celui qui engendre en Marie, l’Epoux Jésus, son Fils. En effet, en elle et par elle, Dieu a épousé notre nature humaine pour nous communiquer sa divinité, et nous unir à Lui. Il est l’Unique époux venant à nous une fois pour toute, engendré en Marie par le Saint Esprit. Ainsi Marie, est devenue à la fois Mère de Dieu et Mère des hommes !  

Le Christ, époux de nos âmes, est venu tout d’abord nous enseigner, puis Il est venu nous sanctifier par les sacrements de l’Eglise et plus encore nous glorifier par le don de l’Esprit Saint répandu dans nos âmes. L’Eglise, épouse du Christ, est née de ces deux mystères, du Baptême et de l’Eucharistie. Déjà Isaïe nous parle clairement de ces épousailles : « Cette terre se nommera l’épousée, et cette terre deviendra l’épousée » Is. 62,4. Oui, lors de l’unique sacrifice qui est allé jusqu’au transpercement du Cœur de l’Agneau notre âme est le lieu d’épousailles mystiques. « De son côté ouvert ont coulé l’eau qui vivifie et le sang qui divinise. En lui, tu nous as créés une seconde fois. » (St. Basile). Par cette seconde naissance baptismale nous sommes un avec le Christ.

En Marie le Fils de l’homme a été conçu sans relation charnelle, et Il est la Tête de l’Eglise née au pied de la croix : « Femme, voilà ton fils. » Ensuite au disciple : « Voilà ta mère. » Jn.19, 27.  St. Isaac de l’Etoile nous enseigne sur l’Epoux et l’Eglise qui accordent le pardon du Père a celui qui veut bien le recevoir : « Marie a engendré, sans aucun péché, une tête pour le corps ; l’Eglise a fait naître, dans la rémission des péchés, un corps pour la tête. L’une et l’autre sont mères du Christ, mais aucune des deux ne l’enfante tout entier sans l’autre.

Il y a deux choses qui revienne à Dieu seul : l’honneur de recevoir la confession et le pouvoir de pardonner. Nous devons lui faire notre confession et attendre de Lui le pardon…Mais le Tout-Puissant, le Très-Haut, ayant pris une épouse faible et insignifiante, fit de cette servante une reine. Celle qui était en retrait à ses pieds, il l’a placée à côté de lui ; car c’est de son côté qu’elle est sortie et c’est par là qu’il se l’est fiancée.

Aussi l’Epoux, qui est un avec le Père et un avec l’épouse (l’Eglise), a enlevé en celle-ci tout ce qu’il a trouvé chez elle d’étranger, le fixant à la croix où il a porté ses péchés sur le bois et les a détruits par le bois. Ce qui est naturel et propre à l’épouse, il l’a assumé et revêtu ; ce qui lui est propre et divin, il l’a donné à l’épouse. Il a en effet supprimé le diabolique, assumé l’humain, donné le divin, si bien que tout est commun à l’épouse et à l’Epoux.

L’Eglise ne peut donc rien pardonner sans le Christ ; et le Christ ne veut rien pardonner sans l’Eglise. L’Eglise ne peut rien pardonner sinon à celui qui se convertit, c’est-à-dire à celui que le Christ a d’abord touché. Le Christ ne peut pas accorder son pardon à celui qui méprise l’Eglise »

« Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas. » Mc 10,9 – « Ce mystère est grand, je veux dire qu’il s’applique au Christ et à l’Eglise. » Eph 5,32.

Ce mystère est celui de sa Miséricorde pour chacune de nos âmes, alors : « Voici l’Epoux qui vient, sortez à sa rencontre » ! Mt 25,6