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Quelle similitude entre l’état de notre monde et celui du cinquième siècle, en pleine chute de Rome ! Cette civilisation millénaire qui se croyait éternelle s’est laissée abattre par la barbarie. L’histoire retient surtout
La vérité historique fut que la décadence n’a été que relative car l’esprit de l’Evangile pénétrait déjà les lois et les mœurs en donnant les « bases de la future reconstruction » notamment avec Ambroise et Augustin ! Le christianisme n’a pas eu le temps de sauver « ce monde aux cheveux blancs » (de l’évêque St Eucher de Lyon)
Toute société, toute civilisation par sa propre force, sans le Seigneur, ne peut qu’osciller entre frénésie et découragement. Or l’Eglise, à chaque époque, a aidé les hommes à interpréter les évènements afin de retrouver le chemin de l’espérance et de la justice. Ainsi la plupart des élites chrétiennes du Vème siècle, avaient peine à se séparer de cette civilisation romaine lettrée dont elles étaient toutes issues. Devant le drame, les chrétiens qui ne se sont pas laissé accabler étaient ceux qui se préparaient à la transformation du monde, tel Augustin, Jérôme, Rufin d’Aquilée, Paulin de Nole... Ils rendaient courage à la foule en annonçant
St Augustin s’écriait. « La tâche de l’Eglise est de sauver l’espérance » « le Christ te parle, écoute ! » Et encore :« pourquoi craindre ? Tout cela, ne t’ai-je point prédit ? je t’avais prédit ces drames pour que ton espérance se tournât, le malheur venu, vers le bien véritable au lieu de sombrer parmi le monde ». St Césaire d’Arles à ses frères évêques : « Quant à vous, mes frères, je vous demande instamment, vous tous qui savez vos lettres, de relire fréquemment
Devant tant de ruines et de souffrances au Vème siècle, le prêtre Salvien à Marseille multiplie ses sermons. c’est toujours le même refrain : « Vous vous plaignez que Dieu laisse tout tomber ? Mais, non, Dieu gouverne le monde ! Il n’est pas vrai qu’il n’ait aucun souci de la terre : elle est l’objet de tous ses soins ! »
Mais alors si Dieu gouverne le monde, pourquoi laisse-t-il se déchaîner tant de malheurs ?
La réponse, ces chrétiens de grande foi la trouvent dans le jugement même qu’ils portent sur la société de leur temps, même et surtout sur les chrétiens. Le mot le plus net est venu de St Jérôme qui le prononce avec sa rudesse coutumière : « Ce sont nos péchés qui font la force des Barbares, ce sont nos vices qui ont vaincu les armées ! » Saint Augustin, sous une forme moins âpre, s’écrie qu’au lieu de s’étonner d’être châtié par Dieu, on ferait mieux de se considérer soi-même et de se demander si l’on n’a pas mérité le châtiment. (1Pierre 4,v 3 et 4)
Quand Dieu voit son enfant, ou une nation, devenir esclave de l’ennemi à travers l’idolâtrie et tout ce qui est abomination aux yeux du Seigneur, alors la jalousie du cœur de Dieu s’enflamme et Il peut laisser aller les évènements suivre leur cours jusqu’à la calamité pour que son enfant, ou la nation, trouve un chemin de repentance, un point de rencontre où enfin sa miséricorde et son amour pourront pleinement s’exercer.
L’auteur de la lettre aux Hébreux nous dit :
ch 12, V 5 à 13 « Et vous avez oublié l'exhortation qui vous est adressée comme à des fils : « Mon fils, ne méprise pas la discipline du Seigneur ! Ne perds pas courage lorsqu'il te reprend ! Oui le Seigneur corrige celui qu'il aime, il châtie tous ceux qu'il reconnaît pour ses fils. C’est pour la pédagogie que vous endurez : Dieu vous traite en fils. Et quel est le fils qu'un père ne corrige pas ?..
Il est vrai que toute correction semble d'abord un sujet de tristesse, et non de joie; mais elle produit plus tard à ceux qui l’ont reçue son fruit de paix et de justice. Ainsi fortifiez donc les mains abaissées et les genoux affaiblis.
Suivez avec vos pieds des voies droites, pour que le boiteux ne trébuche pas, mais soit plutôt guérit.»
Et c’est ainsi qu’aujourd’hui, de fait, par l’expression des dons de sainteté de ses fils, Dieu sauve et sauvera
Restons fermement les yeux fixés sur le Christ, en proclamant
le Conseil d'Alleluia-France
Prière dictée par Jésus à Marcel Van 14 novembre 1945 au Vietnam.
"Seigneur Jésus aie compassion de
O mon enfant, dis aux Français que cette prière est celle là même que je veux entendre de leur bouche. Elle est sortie de mon cœur brûlant d'Amour.
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