vendredi, 25 novembre 2011 12:06

Newsletter N°76

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« Je suis Lui »
אנִי הוּא
(" ANI HOUA")

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Heb 10,5..10 : « C’est pourquoi, en entrant dans le monde le Christ dit : Sacrifice et offrande, tu n’en as pas voulu, mais tu m’as façonné un corps ; holocaustes et sacrifices pour le péché tu ne les as pas agréés, alors j’ai dit : Voici je viens (dans le rouleau du livre il est écrit de moi) pour faire, ô Dieu ta volonté » Ps 39, 7-10. Et c’est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés par l’offrande du corps de Jésus Christ, une fois pout toutes.

Seul Dieu pouvait venir libérer l’homme de la servitude de la Loi et de l’esclavage du péché. Quand l’heure pour laquelle le Fils de l’homme est venu en ce monde est arrivée : « Jésus donc, sachant tout ce qui allait lui survenir, sortit et leur dit : « Qui cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Jésus le Nazoréen ». Il leur dit : « C’est moi » Jn 18, 4-5. Traduction maladroite en français, car en réalité Jésus, dans sa langue, répond : « Je suis Lui. » : « Ani houa »*. Cette traduction se retrouve dans la plupart des langues comme l’anglais, l’allemand, l’arabe, l’hébreu… A cette déclaration : « ils reculèrent et tombèrent à terre » Jn 18, 5-6, saisis par l’Esprit Saint qui unit sans cesse le Père et le Fils. Ils comprirent à cette Parole qu’Il était Dieu. Philippe ne déclare-t-il pas : « Celui dont Moïse a écrit dans la Loi (Ex.3,14) ainsi que les prophètes, nous l’avons trouvé ! C’est Jésus, fils de Joseph, de Nazareth » Jn 1, 45.

En déclarant « Je suis Lui »  Jésus dit clairement qu’Il est Dieu. La première lettre « alef » (א) et la dernière « alef » (א) à nouveau, nous indique  d’où Il vient, où Il va. L’alef étant la lettre du Père par excellence. Jn 16,28 : « Je suis sorti du Père et je suis venu dans le monde, de nouveau je quitte le monde et je vais vers le Père ».

Du haut de la croix Jésus a élevé son Nom jusqu’au Père, il avait annoncé : « Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous connaîtrez que Moi je suis (que je suis Lui) et que de moi-même je ne fais rien, mais ce que m’a enseigné le Père, c’est cela que je dis. » Jn 8,28.

Ce Nom par lequel toute chose a été faite, non seulement la création mais plus encore la « re-création » de l’homme nouveau.

Son Nom est sa Personne et l’essence de sa Personne, le Verbe de Dieu à l’œuvre dans le monde depuis la création et jusqu’à la fin des temps, afin « qu’en croyant nous ayons la vie par son Nom » Jn 20,…31.

Les évangélistes Mathieu (27, 54) et Marc 15, 38-39 concluent de la même manière le récit de la Passion : « Et le rideau du Sanctuaire se fendit en deux, de haut en bas. Le centurion qui  se tenait en face de lui, voyant qu’il avait ainsi expiré, dit : « Vraiment cet homme était Fils de Dieu ».

Par la mort et la résurrection du Fils le Père a glorifié son Nom dans la puissance de l’Esprit Saint qui continue son œuvre dans le monde. Jn17,1 : « Père, l’heure est venue, glorifie ton Fils, afin que le Fils te glorifie » - Saint Noel 2010 !


                                                                              Le conseil d’Alléluia-France



*     En hébreu le « a » de « Houa » est un « a »muet. En Arabe, langue sémite proche de l’hébreu, le Seigneur dit Ana huwa (je suis lui). Pour dire « c'est moi » on dit juste Ana soit littéralement "moi". Dans la King's James (Bible anglicane) on lit I am he (je suis il ou lui). Dans la Vulgate de st Jérôme "Ego sum" (Moi je suis), dans le textus receptus c'est-à-dire le texte grec, base d'absolument toutes les traductions connues, nous lisons "Ego eimi" qui signifie "moi je suis". C'est un mystère que la présence de ce "lui ou il"..Cela dit en grec ou en latin la mention du pronom personnel est d'un point de vue grammaticale très redondante voire lourde car pour dire en grec "c'est moi" le grec dirait "eimi" soit seulement le verbe être à la première personne du singulier mais là le "ego" signifie un moi fort. Le « Ego eimi » fait référence au "Moi je suis" de l'Eternel face à Moïse quoique cette lecture est évidente surtout pour la Septante.  Ce "Moi je suis Lui" fait indubitablement référence au "Moi je suis" de l'Eternel face à Moïse (c'est comme ça que c'est dit dans la version grec de l'Ancien Testament dit la Septante) or en hébreux la parole de l'Eternel est exactement "Je serai Celui que Je serai " que l’on peut traduire par « Je suis Celui que Je suis » Normalement en hébreu le futur accompli du verbe être ne se conjugue jamais au présent, à cause de Dieu.  {èhiè = Je serai ( Père) asher = Celui que (Fils) èhiè = Je serai (Esprit)}

« celui que je suis" peut aussi se traduire logiquement par un pronom personnel à la 3ème personne du singulier d'ou "je suis lui" traduit en hébreu et en arabe, de Jésus à l’instant ou l’homme met la main sur Dieu. St Jean a écrit, selon les philologues, son évangile directement en grec pour s'adresser au non-juifs ou non-hébraïsants, st Jean aura fait référence à la Septante avec ses variantes qui dit "Je suis" (alors que le texte hébreux dit "Je suis Celui que Je suis". Mais comme derrière le texte grec, fût-il directement écrit en grec, il faut y voir l’hébreu. Donc la traduction la plus fidèle serait : « Je suis Lui » ou « Je suis Celui que Je suis » en référence à son Père. Le texte suscite des interrogations...c'est aussi le principe de la lectio divina recommandée par l’Eglise aujourd’hui.
 

Lu 2005 fois Dernière modification le mercredi, 31 octobre 2012 21:06
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