vendredi, 25 novembre 2011 11:56

Newsletter N°67

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Rire ou ne pas rire

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Saint Ambroise disait : « Buvons avec joie la sobre ivresse de l’Esprit »

Le rire : fruit de l’Amour véritable et de l’homme sauvé ! Béni soit le Seigneur qui renouvelle nos forces et notre être de mille manières, nous faisant partager sa Joie jusqu’au point de nous rendre hilares ; Jacques de Milan au XIIIe siècle en parlait déjà, comme Saint Benoît à son époque.

Abram devenu Abraham (Gn17,5) inaugure le premier rire dans la bible (Gn17,17) : « Abraham tomba la face contre terre, il se prit à rire en se disant : « est-ce qu’un enfant peut naître à un homme de cent ans ? ». Ce rire n’est pas un rire moqueur comme on pourrait le croire, mais il est l’œuvre de l’Esprit Saint qui se moque de nos impuissances. Saraï devient à son tour Sarah (Gn17,15) ; par ce changement de nom l’un comme l’autre reçoit ce « hé » lettre hébraïque qui est le souffle de Dieu, la lettre de l’Esprit Saint. De même Sarah rit elle aussi (Gn18, 12) et Isaac qui naquit selon l’annonce de Dieu, signifie « sujet de joie, l’enfant du rire »

La réponse de Dieu au péché originel pour déraciner la peur, première émotion vissée dans les entrailles de l’homme sera le rire, bénédiction du Père qui fait toutes choses nouvelles. La bible est jalonnée d’exemples où l’Esprit de Dieu permettra aux femmes stériles d’enfanter dans leur vieillesse, aux petits affronter les colosses (David et Goliath) et Saint Paul résume manques et limites dans cette phrase lapidaire : « c’est quand je suis faible que je suis fort ».

Ce rire de Dieu s’enracine dans l’Amour de volonté et non dans notre affectivité blessée, liée aux sentiments. Ce rire de L’Esprit Saint véritable don de Dieu fait voler en éclats tous les raisonnements les plus sérieux, selon l’esprit humain, toute culpabilité. « Tous ces verrous et barres de fer » (Isaie) explosent en un lâcher prise intérieur sans savoir quand cela va s’arrêter ; adieu à notre image de bonne conduite avec sa prison ! Cette huile d’allégresse se répand en nous et autour de nous enseignant à l’âme un chemin de guérison et d’humilité. Ce rire de l’Esprit Saint est un raccourci pour toucher l’être dans sa profondeur en court-circuitant la rationalité, pour combler l’âme renouvelant l’espérance, la foi et la charité.

Enfin il s’oppose à l’intelligence orgueilleuse : Ps 2,1…4 : « Pourquoi cette effervescence parmi les nations ?...les princes se joignent pour conspirer contre le Seigneur et contre son Oint…Mais celui qui réside dans les cieux s’en rit, le Seigneur se moque d’eux. »


Ezechiel (47) nous parle de cette nouvelle terre sainte, de la source du Temple qui est fleuve bouillonnant de vie, « ceux qui s’y plongent sont restaurés, ceux qui s’attardent sur les rives reviennent affamés, assoiffés du Seigneur … Le fleuve de Dieu fait jaillir nos rires, nous courrons, nous louons Jésus dans la danse et les rires. »

Ps 34,9 : « Et mon âme jubilera en Dieu, de son salut elle aura allégresse »

Ce rire de l’Esprit Saint est une anticipation de notre jubilation éternelle et il confond les ennemis visibles et invisibles :Ps 36,12 : « le méchant complote contre le juste et grince des dents contre lui. Le Seigneur se rit de lui car Il voit arriver son jour ».

Marie dans son magnificat a jubilé de joie, a tournoyé en chantant : le verbe « guil » en hébreu signifie jubiler en tournant  de joie, en riant- « jubile en mon esprit en Dieu mon sauveur ». A contrario « le diable ne rit pas il ricane ». En effet il ne peut rire car il est enfermé dans sa tristesse et sa haine.

Serons-nous attentifs à cet Esprit Saint qui est un esprit d’ordre (selon le plan divin) et non de désordre pour nous laisser ressusciter là où le péché a introduit la mort en nous. Le rire de l’Esprit Saint est une jubilation de l’âme qui se laisse toucher par son Seigneur à l’heure qu’Il a choisi pour la faire grandir dans l’amour.

Ce rire de l’Esprit Saint peut conduire jusqu’à l’ivresse, « ce vin doux » qui est Vie face à la sagesse obscurcie de ce monde. Ce rire expression de la joie que nul ne pourra arracher de notre cœur car le Seigneur entend le cri du pauvre et Il le défend d’un ennemi plus fort que lui, c’est notre bouclier.

Ce rire façonne notre cœur d’enfant et abat les murs de notre Babylone intérieure : Ps 8,3 : « Dans la bouche des enfants et des nourrissons tu as trouvé une louange qui confond et réduit l’ennemi et le rebelle»

Ps 125,2 : « Alors notre bouche était pleine de rires et sur nos lèvres des cris de joie »

Alors «ne craignons pas de « Gai…rire » !


    Le conseil d’Alléluia-France
 

Lu 1818 fois Dernière modification le mercredi, 03 octobre 2012 18:29
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