vendredi, 25 novembre 2011 11:50

Newsletter N°59

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Faisons descendre la joie du ciel sur notre terre

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Tous les dons spirituels du Nouveau Testament se retrouvent dans l’Ancien Testament, sauf un ? Dans l’Ancien Testament, nous voyons prodiges, miracles, résurrections, parole de connaissance, parole de sagesse, prophéties. Mais jamais un prophète ou un homme de Dieu n’a parlé en langues.

Au commencement, tout le genre humain parlait « une seule langue et les mêmes mots » Gn11, 1. La diversité des langues est venue à cause de la prétention des hommes : vouloir construire la tour de Babel qui toucherait le ciel, autrement dit non content du péché originel où l’homme voulait décider par lui-même du bien et du mal, le voilà qui par ses propres forces veut toucher le ciel, être l’égal de Dieu pour régner.

«Voici dit le Seigneur, qu’ils ne forment qu’un seul peuple et ne parlent qu’une seule langue. S’ils commencent ainsi rien ne les empêchera désormais d’exécuter toutes leurs entreprises. Allons, descendons pour mettre la confusion dans leur langage, de sorte qu’ils ne se comprennent plus les uns les autres » (Gn11, 6-7)

Au jour de la Pentecôte, par le parler en langues, le Saint Esprit a rassemblé des Juifs de toutes les nations dans un même élan de foi en Jésus Christ. Dans la maison de Corneille, par le « parler en langues » après la prédication de Pierre, le Saint Esprit a rassemblé les Juifs et ceux qu’ils appelaient païens. Pierre pour la première fois entrait chez les païens, et pour calmer les chrétiens (Juifs) de Jérusalem il leur dira : « le Saint Esprit descendit sur eux comme sur nous au commencement…après avoir entendu cela, ils se calmèrent et glorifièrent Dieu » Act 11. 12-18.

Saint Paul nous instruit de ce parler en langues : « Celui qui parle en langues, ne parle pas aux hommes mais à Dieu, personne ne le comprend, il dit sous l’action de l’Esprit des choses mystérieuses » 1Cor 12 et 1Cor 14,2 à 6 ; et encore « de son côté, l’Esprit vient en aide à notre faiblesse, nous ne savons pas ce que nous devons demander, ni prier comme il faut, mais l’Esprit lui-même intercède pour nous par des gémissements ineffables. » Rm 8,26

Aujourd’hui partout dans le monde, le parler en langues selon l’Esprit Saint, est un facteur de communion entre ceux qui confessent le Nom de Dieu. Ainsi le défi de la confusion de Babel est relevé par le Saint Esprit qui crée une véritable communion entre ceux qui parlent en diverses langues.

Jésus a insisté sur le pouvoir de la langue « car c’est de l’abondance du cœur que la bouche parle» Math12, 34. 

Saint Jacques nous dit : « la langue, aucun homme ne peut la dompter » Jc 3, 8, on a beau la tourner sept fois avant de parler, elle finit toujours par déraper malgré notre bonne volonté. Au jour de la Pentecôte ce membre indomptable et jamais dompté par la volonté humaine a enfin trouvé son maître : le Saint Esprit qui s’en sert comme il le désire pour la gloire de Dieu. Par le parler en langues on offre à Dieu la meilleure louange qui soit.

Le parler en langues purifie l’intelligence rationnelle, pour introduire le cœur de l’homme dans le chant en langues, chant de jubilation, exalté par Saint Augustin, Sainte Thérèse d’Avila.

Saint Augustin dit de ce chant : « Eh bien ! Dieu te donne cette méthode de chant : ne cherche pas des paroles, comme si tu pouvais expliquer ce qui plaît à Dieu. Chante par des cris de jubilation. Bien chanter pour Dieu, c’est chanter par des cris de jubilation…C’est comprendre qu’on ne peut pas expliquer par des paroles, ce que l’on chante dans son cœur. »

Sainte Thérèse d’Avila parlant de ce chant en langues, de ces cris de jubilation disait : « Oh ! Quelle bonne folie que celle-là, mes sœurs ! Plaise à Dieu de nous la donner à toutes ! Quelle grâce il vous a faite en vous plaçant dans un asile où, s’il vous accorde cette folie dont je parle et que vous la manifestiez, vous ne trouverez que des encouragements et non des blâmes ; il en eût été tout autrement dans le monde, où de tels accents sont si rares que je ne m’étonne pas qu’on les critique »

Le Seigneur veut former des cœurs brûlants par des chants et des cris de jubilation, tels que définis par saint Augustin et sainte Thérèse d’Avila, entre autres, pour nous permettre d’affronter le quotidien de notre vie et demeurer remplis de la joie du Ciel que nous faisons descendre sur notre terre.

 
                                                              Le conseil d’Alléluia-France

 

Lu 1974 fois Dernière modification le mercredi, 03 octobre 2012 18:31
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