vendredi, 25 novembre 2011 11:46

Newsletter N°53

Écrit par
Évaluer cet élément
(0 Votes)

Faire le bien et éviter le mal

Télécharger en pdf




« ... Mais aimez vos ennemis, faites du bien, et prêtez sans rien espérer. Et votre récompense sera grande, et vous serez fils de votre Père, car il est bon pour les ingrats et pour les méchants » Luc 5,27 «Ceux qui auront fait le bien ressusciteront pour la vie éternelle, mais ceux qui auront fait le mal ressusciteront pour le jugement » Jean 5,29

Dans les livres ou articles qui paraissent, il n’y en a pas beaucoup qui disent que le premier principe de tout, c’est de « faire le bien et éviter le mal ». On parle de bien des choses mais rarement de cette donnée toute simple qui conduit à la vie éternelle. Ce principe devrait être inscrit en préambule des constitutions. On dit encore moins que pour développer cela il faut notre foi toute simple en Dieu. Un évêque d’Afrique disait « surtout ne venez pas nous enlever à nos pays leur trésor, car les Africains ont ce sens qu'il faut faire le bien et éviter le mal. Ils se trompent peut-être dans les réalisations, mais ils ont ce sens.».

Seul Notre Seigneur Jésus  nous permet de découvrir toute l’ampleur de cette justice éternelle qui travaille au fond de tous les cœurs.

Il faut le redire, car c’est capital, « Dieu seul est bon ! » Marc 10, 18. Dieu est bien la cause de l’acte bon, de l’acte juste, de l’acte libre de tout homme. Mais Dieu n’exerce aucune pression morale sur les hommes qui susciterait la crainte et la peur, mais l’Amour agit par une attirance intérieure vers le bien pour une fin éternelle. Cette intime et personnelle attirance du Seigneur pour que nous  fassions le bien, nous donne notre vraie liberté par rapport à nos pulsions, à nos passions venant de nos sens, de notre imagination. Pour St Thomas et St Augustin, en dernier c'est bien l'homme qui choisit et se détermine lui-même.

A cause de cette loi de justice profonde inscrite au fond de nous même, il n’y a jamais d’opposition entre contemplatifs, mystiques et actifs. Au contraire l’unité vient de ce même principe. Un homme qui vit une vie de louange et une profonde adoration sera enclin à plus de justice et de solidarité vis à vis de son frère et à entrer dans ce mouvement ininterrompu de l’Amour du Père et du Fils. Les groupes de louange font actuellement l'expérience de toute une solidarité qui se développe entre les membres et vers les autres.

En effet, la louange et l’adoration nous font communier à Dieu, et en découvrant que je suis d’abord aimé de Dieu « gratuitement »  cela donne toute une signification nouvelle à ma façon de vivre.  Notre vie de prière personnelle avec Jésus et le Père nous aide à discerner la volonté de Dieu dans le détail, à agir concrètement pour faire le bien et me garde de faire le mal. Mais nous connaissons une autre loi intérieure dit Paul (Rm 7,21) : « Je trouve donc en moi cette loi : quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi ». A cause de nos faiblesses, mettons-nous résolument sous la coupe du Seigneur. 

Il est aussi capital de bien comprendre que pour atteindre le réel, sortir de nos rêves, de nos imaginations, nos idées spéculatives sur notre passé, les raisons de notre marasme, où nous nous perdons, il n'y a que deux données pour cela : l'intention de justice (faire le bien concrètement) et la confiance en l'amour de Dieu pour moi (don de sagesse obtenu par la prière)

Un jour l'Abbé Pierre rencontre un homme qui vient le voir en lui disant qu'il veut se suicider. « Soit ! dit l'Abbé Pierre, mais avant j'ai besoin de toi pour toi pour aider un pauvre ! » ... Ce simple acte de justice l'a sauvé du suicide. Une fois que quelqu'un est capable de discerner ce qu'il faut faire et de le faire, l'amour devient vivant en lui et il commence à vivre sous la direction de l'Esprit Saint.

Si je suis dans l'aridité, la sécheresse ou l'agressivité et que je m'obstine dans la volonté d'en sortir uniquement par la prière, je vais me tendre et n'arriver à rien. Je n'en sortirai que par quelques actes humbles, concrets, pour être serviable vis à vis d'une personne, faire un effort pour sourire et dire bonjour à la première personne rencontrée etc...

Inversement un athée, même anticlérical, comme Camus peut-être un homme de bonne volonté entière car il sort du monde des idées et de l'imagination par des actes bons et justes. Jésus nous enseigne que par ces attitudes toutes simples de bonté en tant que serviteur de la justice, nous devenons libres, libres par rapport à tout le monde intérieur imaginatif qui est en nous.

Oui Dieu est Amour et il est enraciné au plus profond de ma conscience humaine. Il est mon Bien aimé ! Il se propose à moi comme sauveur et ami, pour que je commence dès maintenant ma vie d'enfant du Père, si je veux le suivre comme disciple et serviteur libre : libre de faire le bien et d'éviter le mal. Amen ! Alléluia !


                                                                Le conseil d'Alléluia-France.
 

Lu 1594 fois Dernière modification le mercredi, 03 octobre 2012 18:32
Plus dans cette catégorie : « Newsletter N°52 Newsletter N°54 »

Laissez un commentaire

Les champs marqués d'un (*) sont obligatoires.\nLe code HTML est autorisé.

NOUS SOUTENIR

Les partenaires