vendredi, 25 novembre 2011 11:34

Newsletter N°37

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Ecoute, France, le Seigneur, ton Roi !

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En cette période d’élections présidentielles, la pensée unique, véhiculée par les médias, développe l’idée que tout l’avenir de notre pays se joue dans l’élection du premier représentant de l’Etat. Nous contestons cette idée dominante car une personne  seule, même soutenue par un parti, ne peut assumer l’avenir de toute une nation ; elle ne peut qu’y participer en assumant cette charge.

 

En écoutant l’histoire des rois et des dirigeants d’Israël, la Bible nous fait comprendre que le pouvoir est une charge trop lourde pour les hommes. Avoir l’autorité sur une nation est une manière de partager l’autorité même de Dieu, créateur et maître de toutes choses.  

 

Le procès de Jésus, fut à la fois politique et religieux. En Jean ch 19, les responsables religieux accusent Jésus de s’être proclamé Fils de Dieu et ils accusent Pilate de s’opposer à l’Empereur César en voulant le relâcher. Pilate croyait son pouvoir politique infini en déclarant à Jésus qu’il avait le pouvoir de le relâcher ou de le faire mettre en croix. Jésus lui répond au verset 11 : « Tu n’aurais aucun pouvoir sur moi si tu ne l’avais reçu d’en haut ». Or la foule des Juifs haïssait l’envahisseur romain et pourtant elle se met à crier : « Nous n’avons pas d’autre roi que César ! »

 

Ces simples lignes du procès de Jésus, relativisent le pouvoir de Pilate (ou de l’élu) et celui de la « vox populi » qui désigne l’élu dans une élection !  Qu’il le veuille ou non, tout élu partage l’autorité qui vient d’En haut. Un gouvernant qui ne sait pas obéir à Dieu et l’écouter, en particulier dans le Décalogue, plus que ses concitoyens, ne sera pas à la hauteur d’une telle responsabilité.

 

Cet enseignement sur l’exercice du pouvoir est simple et compréhensible par tous et pourtant il est devenu insoluble dans notre récente conception laïque et démocratique du pouvoir. Jésus nous a bien dit de vivre dans ce monde sans adopter ses mœurs et de rappeler à temps et à contre temps la vérité et le projet de Dieu sur l’homme. En ce qui concerne la Fille aînée de l’Eglise, on ne la gouverne pas sans écouter d’abord le Saint Esprit. 

 

La Bible donne de merveilleux enseignements sur la bonne et la mauvaise façon de gouverner une nation. Alors n’hésitons pas à lire et relire la Bible pour écouter Dieu nous parler.

 

Aux chapitres 10 et 11 du premier livre de Samuel,  Saül reçoit l’onction de roi demandée à Dieu par Israël. Saül était modeste, mais il n’avait pas cette humilité qui plaît à Dieu et qui donne l’audace d’entreprendre sans crainte un échec possible. Au verset 24, « tout le monde criait : Vive le roi ! » Nous avons été témoins de bien des enthousiasmes comme celui-ci qui ne mènent à rien. Dès le lendemain Saül se retrouve seul au milieu d’un peuple qui croit avoir tout résolu parce qu’une élection vient d’avoir lieu. 

 

Saül est bon et généreux et ne veut pas se venger de ses ennemis, lui aussi il veut rassembler. Et pourtant une fois « élu » et revêtu de l’autorité supérieure, il s’isole des autres, devient arrogant et pessimiste. Saül refuse d’écouter Dieu qui parle par la voix de Samuel. Il refuse d’entendre ses proches : sa jalousie envers David l’aveuglera. Samuel lui rappellera qu’aucune autorité ne peut se soustraire à la loi de Dieu. 

 

Pour la fille aînée de l’Eglise, nous recevons la parole de Samuel comme prophétique. 1 Samuel 12,13 : «Mais maintenant que le Seigneur vous a donné le roi que vous-mêmes avez choisi, si vous craignez le Seigneur et que vous le servez, si vous obéissez sans vous révolter contre ses ordres, si vous-mêmes et le roi qui règne sur vous écoutez Adonaï, votre Dieu, tout ira bien. Mais si vous n’obéissez pas au Seigneur, si vous vous révoltez contre ses ordres, la main de Dieu pèsera sur vous et sur votre roi » Pour Samuel et les prophètes, le roi (président) devra comme ses sujets (concitoyens) obéir aux exigences de l’Alliance entre Israël (la France) et le Seigneur.

 

L’histoire Biblique et l’histoire de France, nous montreront que très vite les rois et gouvernants se croiront dispensés de cette fidélité. Mais l’Amour de Dieu est patient, il attend…Salomon, à peine monté sur le trône quittera le palais de son père David, construit dans la ville-basse au milieu des maisons du peuple, et ira s’installer à côté du temple du Seigneur. Désormais il y aura en bas le petit peuple, et sur la montagne sainte, Dieu et le roi. Tout un symbole ! Lorsque Jésus viendra, il reprendra l’enseignement de Samuel et des prophètes : « Le Fils de l’homme est venu non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie .. »

 

A la suite des prophètes, l’Esprit du Seigneur nous invite tous, de par notre baptême, à prophétiser sur notre pays le projet de Dieu : la Pentecôte d’Amour !

 

En méditant - 1 Samuel 15, 4,25 : « Alors Saül dit à Samuel : J'ai péché, car j'ai transgressé l'ordre du Seigneur, et je n'ai pas obéi à tes paroles ; j’ai eu peur du peuple, et je lui ai obéi. Maintenant, je te prie, pardonne mon péché, reviens avec moi, que j’adore le Seigneur ». 

 

Le temps est là où nous devons proclamer avec les psaumes : « Néant tous les dieux des nations ! .. Amour et vérité se rencontrent, justice et paix s’embrassent ; la vérité germe de la terre, du ciel se penche la justice. La justice marche devant moi, et ses pas tracent mon chemin »

 

 

 

 

                                                                     le Conseil d'Alléluia-France

 

 

Lu 1864 fois Dernière modification le mercredi, 03 octobre 2012 18:37
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